Togo – Football diagnostic l Rock Balakiyèm Gnassingbé : << Nous avions une bonne ... >>
Nul besoin de le présenter dans le monde du football togolais. Ancien président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), Rock Balakiyèm Gnassingbé a qualifié les Éperviers du Togo pour les phases finales des Coupes d’Afrique des Nations 1998, 2000, 2002 et 2006 puis pour la Coupe du monde 2006. Après son retrait du monde du football suivi d’un long mutisme, l’homme a finalement rompu le silence. Dans l’émission « Samedi Sports » de ce samedi 25 octobre 2025 sur Sport FM, Rock Balakiyèm Gnassingbé a fait un diagnostic du football togolais.
<< Je félicite toujours la génération de 2006 composée des joueurs comme Adebayor Sheyi, Daré Nibombé, Agassa Kossi, Atte Odeyi Zanzan, Mama Gafar, Senaya Junior, Aziawonou Kaka, Shérif Touré, Moustapha Salifou …, nous avions une bonne génération de joueurs et c’est ça qui m’a fait penser à l’académie qui était le Volet 2. A un moment donné, tous ces joueurs vont prendre leur retraite. Il faut penser à leur relève et c’est très important en football. La matière de base en football ce sont les joueurs. En l’absence des joueurs, on peut faire appel aux grands entraîneurs tels que Arrigo Sacchi, Fabio Capello, Dino Zoff et autres Carlo Ancelotti, ça va être difficile pour que la mayonnaise prenne >>, a-t-il déclaré.
Pour l’ancien président de la FTF, il urge qu’un accent conséquent soit mis sur les joueurs locaux. << Les joueurs locaux sont importants. Pour cela il faut rehausser le niveau du championnat local à travers plus de compétitions nationales. En son temps, Gottlieb Goller misait beaucoup sur les joueurs locaux comme Sunu Mawuli. Il avait repéré beaucoup de joueurs locaux et les a formés. Ce cru local permettait à Goller de compenser les éventuelles absences des joueurs expatriés. Nous ne devons pas négliger les joueurs locaux. Au contraire, nous devons les valoriser en multipliant pour eux les compétitions >>, a-t-il rappelé et de s’interroger : << Autrement, à quoi servirait le championnat ? >>.
Au demeurant, Rock Balakiyèm Gnassingbé ne perd pas espoir quant à la renaissance du football togolais. << Au lendemain de notre Coupe du monde en 2006 en Allemagne, certains de mes collègues présidents de fédération ont réussi à qualifier de nouveau leur pays pour 2 ou 3 autres phases finales de Coupe du monde. Avec la génération de 2006, le Togo aussi pouvait refaire la même chose. Malheureusement, aujourd’hui, nous traversons des périodes de turbulences. Toutefois, nous n’allons pas perdre espoir. Si nous prenons conscience de nos difficultés et faiblesses actuelles puis nous nous mettons au travail comme cela se doit, je pense que nous pouvons réécrire les belles pages de l’histoire de notre football >>.